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Hits54Tv - le blog (Ancien blog)

Champigneulles (54) : « On a fait une boulette »

31 Janvier 2011 , Rédigé par Hit54-Le blog officiel Publié dans #L'actu en Lorraine

http://static.blogstorage.hi-pi.com/photos/pedu26.auto-blog.fr/images/gd/1170919277/le-G-I-G-N-Groupe-d-Intervention-de-la-Gendarmerie-Nationale-gropue-de-boss.jpg

(Photo : Afp - Source info : Estrépublicain.fr)

 

La veille, avant de s’endormir, Cécile et Stéphane (appelons-les ainsi) regardaient un polar « plein de scènes d’action ». Quelques heures plus tard, la réalité dépassait la fiction. Et déboulait dans leur chambre à coucher !

 

Hier matin, vers 6 h, alors qu’ils dorment profondément, deux gendarmes casqués et armés les tirent brutalement de leur sommeil en pointant une arme sur eux. « On ne voyait pas leur visage, on aurait dit le GIGN ! Quand ma compagne a passé la main sous l’oreiller, ils lui ont ordonné de ne pas bouger ».

 

Lui est conseiller d’orientation professionnelle, elle, aide-soignante. Le couple habite au 2e étage d’une jolie résidence, 4-6 rue Roncevaux, en face du complexe sportif de Champigneulles. « Le samedi matin, c’est le seul jour de la semaine où ma femme peut faire une grasse matinée », fait remarquer le jeune homme, tout « retourné ». « Ils cherchaient quelqu’un qu’ils appelaient par son prénom. Rien à voir avec moi. J’ai vu ensuite un monsieur qui sortait de nulle part qui a dit : excusez-nous, on a fait une grosse boulette ! Une femme en civile est arrivée derrière en disant qu’ils avaient le même problème en dessous. Il y avait d’autres hommes partout dans l’appartement, comme dans les reportages ! »

La Section de Recherche de la gendarmerie de Nancy, accompagnée par des hommes de la Communauté de brigades de Frouard-Pompey, intervenait dans le cadre d’une commission rogatoire d’un juge d’instruction. Ni la SR, ni le parquet de Nancy n’ont souhaité en dire davantage.

 

Architecture particulière

 

Leur cible : un des locataires du bâtiment. Il s’agit d’un homme d’une trentaine d’années qui habite avec sa compagne et ses trois enfants au 2e étage, sur le même palier que Cécile et Stéphane. Problème : la résidence a une configuration particulière. La façade côté rue compte un étage de plus que l’autre. Et l’immeuble, construit sur un terrain en pente, comporte une entrée, de chaque côté. Les gendarmes se sont donc d’abord trompés d’étage avant de se tromper de porte. Précisons que leur « cible » avait bien pris soin de ne faire figurer son nom nulle part.

 

Au premier étage, les dégâts sur la porte forcée à coups de bélier sont plus importants qu’à l’étage supérieur. Mais l’appartement était vide quand la SR intervenait. Les occupants étaient en week-end dans les Vosges. « Ils nous ont contactés par téléphone. Ils avaient trouvé les coordonnées d’un parent dans l’appartement », explique l’un d’eux.

« Pour les dégâts, ils nous ont dit de téléphoner lundi à la Section de recherche ». Stéphane a également été invité à leur envoyer un devis. Quelques minutes plus tard, quelqu’un a à nouveau frapper à sa porte. « C’était un des gendarmes masqués qui avait oublié sa lampe de poche ».

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