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Hits54Tv - le blog (Ancien blog)

Marcela Iacub critique vivement DSK et Anne Sinclair

21 Février 2013 , Rédigé par Hits54Tv-Le blog officiel Publié dans #Actu people

 

Quand Marcela Iacub décide de raconter ses sept mois de liaison avec Dominique Strauss-Kahn dans Belle et bête, c’est pour lui rentrer franchement dans le lard. La juriste de 49 ans devenue écrivain a tenu à partager avec ses lecteurs l’histoire hors-normes qu’elle a vécue avec l’ex-patron du FMI. « Je voulais créer une théorie de l’amour à partir de ma situation, explique-t-elle au Nouvel Observateur. Une nonne qui tombe amoureuse d’un cochon. Une nonne qui se détourne de l’amour divin pour se vautrer dans les ordures. »

 

Le ton de l’ouvrage est donné. Marcela Iacub a rencontré DSK en janvier 2012, alors que le scandale du Sofitel est déjà derrière lui, elle savait donc à quoi s’attendre. Ce qu’il faut retenir de son livre, aux accents fantastiques, c’est le portrait effrayant et quasi surnaturel qu’elle fait de Dominique Strauss-Kahn : une créature hybride, à mi-chemin entre l’humain et la bête. « Le personnage principal, confie-t-elle, est un être double, mi-homme, mi cochon. Ce qu’il y a d’artistique, de créatif chez Dominique Strauss-Kahn, de beau, appartient au cochon et non pas à l’homme. L’homme est affreux, le cochon est merveilleux même s’il est un cochon, c’est à dire un être intraitable. C’est un artiste des égouts, un poète de l’abjection et de la saleté. »

 

La métaphore porcine permet à Marcela de raconter dans son livre les pratiques sexuelles auxquelles s’adonnait DSK. « L’idéal du cochon, écrit-t-elle, c’est la partouze : chacun peut intervenir quand il veut, personne n’est exclu de la fête, ni les vieux, ni les moches, ni les petits. La partouze généralisée est une promesse : on ne va pas être à deux, on va être à tous. Alors que DSK m’a toujours semblé être franchement à droite, ce communisme sexuel auquel il aspire en tant que cochon me réjouit. »

 

Si Dominique Strauss-Kahn est au centre de son récit, Anne Sinclair y apparaît en périphérie. Après tout, qui d’autre qu’elle le connaît mieux ? « Je suis allée lui rendre visite pendant que j’écrivais le livre, sous un prétexte quelconque, se souvient l’auteure dans le Nouvel Obs. Ce n’est pas un procédé très loyal mais il y avait des choses que je n’arrivais pas à comprendre de la psychologie de Dominique Strauss-Kahn. »

 

Qualifiant sa conversation avec l’épouse de DSK (ils sont séparés mais pas divorcés) de « fondamentale », elle dresse le portrait d’une femme dont la perception du monde explique son indulgence à l’égard des travers de DSK. « J’ai compris à quel point elle est convaincue qu’elle et son mari […] appartiennent à la caste des maîtres du monde, synthétise Marcella Iacub. Elle m’a dit la phrase que je rapporte dans le livre : " Il n’y a aucun mal à se faire sucer par une femme de ménage. " J’ai failli lui répondre que sucer, ce n’est pas le travail d’une femme de ménage comme passer l’aspirateur, qu’il faut demander ce genre de choses à une pute. »

 

Marcella Iacub conclut : « Pour elle, le monde est séparé entre les maîtres et les serviteurs, entre les dominants et les dominés et c’est normal. Cela m’a un peu effrayée. Comme si on vivait dans la société de l’Ancien régime. » 

 

Des propos qui ont fortement déplu à Dominique Strauss-Kahn. Ce matin, il a choisi de répondre directement au fondateur du Nouvel Observateur, Jean Daniel, se disant saisi d’un « double dégoût », à commencer par « celui que provoque le comportement d’une femme qui séduit pour écrire un livre, se prévalant de sentiments amoureux pour les exploiter financièrement ».

 

Le mari d’Anne Sinclair dénonce le « caractère fantasmatique et donc inexact du récit ». Evoquant « une atteinte méprisable à (sa) vie privée et à la dignité humaine », l’ancien ministre a demandé à ses avocats d’étudier « toutes les voies légales pour combattre cette abomination ». Au risque de remuée encore plus la boue...

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