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Hits54Tv - le blog (Ancien blog)

Nancy : Bilan de l'opération policière menée dans le quartier du Haut-du-Lièvre

29 Mars 2012 , Rédigé par Hits54-Le blog officiel Publié dans #L'actu en Lorraine

http://www.estrepublicain.fr/fr/images/426DD7D0-ED83-4A63-A20C-44369CEDC423/LER_15/photo-patrice-saucourt.jpg

(Crédit photo: ER / source info: Estrépublicain.fr)

 

Près de 150 clients identifiés, deux armes de poing de calibre 7.65 saisies, quatre véhicules confisqués et quelque 10.000 € en liquide, 17 des 20 cibles interpellées et placées en garde à vue… Ou le bilan de l’impressionnante opération antidrogue lancée lundi à 16 h 15, dans le quartier du Haut-du-Lièvre à Nancy. Dans le viseur, le bâtiment Cèdre bleu ainsi que le secteur du centre commercial des Ombelles (nos éditions précédentes).

 

Une intervention qui mobilisait 220 policiers et gendarmes dont deux unités d’élite du Groupe d’intervention de la police nationale (GIPN) de Strasbourg et Lille. « Les investigations sur commission rogatoire duraient depuis plusieurs mois afin d’identifier les individus et cerner leurs agissements », indiquait hier Yvon Calvet. Le procureur adjoint se disait encore « satisfait » d’avoir pu atteindre la majorité « des objectifs fixés ».

 

Initiée par la Brigade des stupéfiants de la Sûreté départementale, l’enquête a démarré avec « l’interpellation d’un vendeur d’héroïne, fin novembre 2011 », précise Denis Kotnik, patron de la Sûreté. « Le réseau était très bien structuré par des gens âgés d’une vingtaine d’années qui, pour la plupart, ont grandi dans le quartier », poursuit le commissaire Kotnik. « Nous avons pu en établir l’organigramme. Les deals se déroulaient sur le Haut-du-Lièvre même si lundi, l’opération avait lieu simultanément dans d’autres endroits de l’agglomération ».

 

Une opération renforcée par « un appuis opérationnel du GIR le jour J », souligne Guillaume Crivelli, directeur du Groupe régional d’intervention Lorraine. Une configuration GIR qui permet actuellement d’investiguer sur les biens patrimoniaux des trafiquants présumés.

 

Au moins deux des gardés à vue avaient été remis hier en liberté. En matière de trafic de stupéfiants, la garde à vue peut durer jusqu’à 96 h. L’ensemble des décisions de justice sera donc connu d’ici à vendredi.

 

D’ici là, il est toujours possible qu’une cache soit localisée. Car si sur le papier les estimations font état d’une « quinzaine de kilos d’héroïne écoulés mensuellement depuis au moins deux ans », note Stéphane Houot, le chef de la Brigade des stups, pas un gramme (cédé entre 10 € et 20 € selon la qualité) n’a été retrouvé lors des perquisitions. « Le produit reste à trouver mais nous sommes face à une organisation qui fonctionnait à flux tendu, avec des services déconcentrés comme la prise de commande, le deal, le stockage… Mais la structure a été démantelée ».

N’est-ce pas là l’essentiel ? La cerise sur le gâteau attendra.

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